
23 January 2012
Clic-Clack!
By Brito
About the Contributor
Brito
Brito (also known as Carlos Ferreira) was born in Lisbon, Portugal, in 1943… and in Paris, France, in 1963 for political and military reasons. His commercial studies took place in Lisbon. He has obtained a degree in sociology from a Paris university. As for his artistic formation, it occurred "nowhere." He held many different types of jobs between 1957 and 1980. In 1980 he became a cartoonist. He receives a salary from Le Canard enchaîné and freelance work in Le Monde.
Né quelque part comme tout le monde, mais avant tout citoyen du monde, donc concerné par tout ce qui se passe partout et n'importe où autour de moi, c'est presque naturellement que j'ai commencé à pratiquer, très jeune enfant, l'écriture graphique. La seule écriture, universelle, qui n'exige pas de traduction ou sous-titrage. Cependant, avant l'envol, j'ai dû commencer par faire l'apprentissage des choses de la vie en voyageant, parfois dans la tempête, à travers mille et un métiers alimentaires. Et puis, de fil en aiguille comme un bon petit artisan, j'ai pu, enfin, aborder les rives qui me rapprochaient de mon horizon à moi. Et c'est ainsi que j'ai donc fini par pouvoir entamer la pratique du dessin d'actualité, un objectif qui était le mien depuis longtemps sans que je sache trop qu'il l'était. Et voilà que je dessine et publie depuis déjà une bonne quarantaine d'années, d'abord un peu comme ça, en dilettante, et puis ensuite, depuis très exactement trente ans, comme professionnel. Journaliste de métier, je cherche donc, en tant que dessinateur éditorialiste, à communiquer mon interprétation du monde et des choses qui s'y passent et nous concernent tous de façon on ne peut plus subjective, comme on place une pierre sur le chemin du passant. Voilà, c'est ça. Je jette des pierres aux gens qui passent. Non pas pour les blesser, bêtement, mais juste pour attirer leur attention sur tout ce qui ne va pas en ce bas monde. Et cela avec parfois de l'humour mais aussi, très souvent, de l'humeur. Et c'est ainsi que je gagne ma vie.










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